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Alors qu'il vient juste de débarquer à l'aéroport JFK de New-York, Victor Navorsky (Tom Hanks) est appréhendé par la douane américaine. Son pays, la Krakosy connait un coup d'Etat, le voilà apatride ... et les Etats-Unis lui ferment ses portes |
Avec son peu de bagages et son anglais hasardeux, il comprend qu'il va devoir s'installer dans ce terminal jusqu'à ce que la situation s'améliore. Locataire atypique, il intrigue tous ceux qui travaillent dans l'aéroport mais surtout devient la bête noire du commissaire des douanes (Stanley Tucci). Très vite, l'aéroport devient son habitation et il s'y accomode très bien, surtout quand il rencontre la plus jolie des hotesses de l'air (Catherine Zeta-Jones).
A quoi peut bien ressembler la vie dans un aéroport et pourra-t-il rentrer un jour chez lui?
L'histoire peut sembler improbable cependant Steven Spielberg (Duel, Les Dents de la Mer, Minority Report) s'inspire d'un fait réel; celui d'un homme vivant depuis un bail dans une zone de transit en France. Au delà de cette histoire aussi charmante qu'abracadabrante, Spielberg montre du doigt le renforcement des contrôles de sécurité. A l'instar de Land of Plenty (sortie prévue le 22 septembre) de Wim Wenders, il s'agit des conséquences du 11 septembre, la politique sécuritaire et la façon dont s'est perçu par les hommes. L'angle d'approche de Terminal est léger, cocasse voire même cynique alors que Land of Plenty prend l'allure d'un documentaire (à voir aussi).
Pour ce film, Spielberg réunit deux comédiens qu'il connait bien : Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones. Pour cette troisième collaboration (Il faut sauver le soldat Ryan et Attrape-moi si tu peux), il confie à Tom Hanks (Splash, Forrest Gump, LadyKillers) le rôle d'un apatride issu de l'Europe Centrale. Tout le long du film, notre Victor Navorsky s'exprime avec un inégalable accent de l'Est. Il faut donc voir impérativement voir le film en VO! Je serais tentée de dire que c'est un lointain cousin gumpien par sa simplicité et sa gentillesse! Quant à Catherine Zeta-Jones (Traffic, Chicago), elle retrouve Spielberg après leur collaboration sur Le Masque de Zorro. Pour l'occasion, elle revêt la tenue d'hôtesse de l'air et ne déroge en rien au mythe de l'hôtesse!
Je vous recommande Terminal et j'attends vos avis et impressions!
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« Night&Day » telle a été la vie du compositeur américain Cole Porter, portée à l’écran par Irwin Wrinkler. « De-Lovely » retrace la carrière de ce musicien de talent qui insuffla au monde une musique nouvelle et gaie. Bisexuel, amoureux des « nouvelles expériences », il était marié à Linda Porter (Aslhey Judd), sa muse tout en fricottant avec la gente masculine. Faste, exhubérance et mandanité : Portrait d’un jouisseur.
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C’est un pari très ambitieux auquel s’attaque Irwin Winkler (On achève bien des chevaux, L’Etoffe des Héros), celui de retracer une vie, une carrière. Cole Porter … Il y a ceux pour qui ce nom évoque tout de suite plein de mélodies et puis ceux pour qui ça n’évoque qu’un nom, et encore (ou un nom commun colporteur). Sous la forme d’une comédie musicale, « De-Lovely » essaime ses plus grands succès tout le long de sa carrière de sa rencontre avec sa femme jusqu’à la morte de cette dernière.
C’est Kevin Kline (Un poisson nommé Wanda, Créatures Féroces) qui rend le film viable. Il interprète avec brio ce personnage brillant et haut en couleurs. Il lui offre les traits d’un personnage irrésistible au charme magnétique. Il interprète sans pudeur ni excès les amours homosexuels de son personnage. Et chante les plus grands succès de Cole Porter avec justesse, dans un style charmant et un peu suranné. Ashley Judd (Smoke) campe Linda Porter, sa femme et son inspiratrice, son amour éternel. J’ai néanmoins trouvé ce personnage un peu fade comparativement à sa place dans la vie du compositeur. Pour traverser le temps, les acteurs ont été grimés comme pour Little Big Man dans lequel
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Super héro est un vrai job à temps plein si bien que le jour où Bob Parr, alias Mr Incredible, tombe en disgrace, la vie devient morne. Et sa femme Hélène, ex-Elastigirl shabitue à son quotidien de femme au foyer.
Pourtant un jour, Mr Incredible se voit confié une mission top-secret. Bravera-t-il linterdiction de redevenir un super héro pour se lancer à laventure ? A-t-il même encore létoffe dun héro ? |
Un an après Le Monde de Némo, revoilà le tandem Pixar/Disney dans les salles avec une animation sur les héros de BD. Les deux géants demeurent toujours dans le registre de limaginaire comme Toys Story, 1001 Pattes ou encore Monstre & Cie. Cependant réaliser un film sur les super héros donne-t-il un super film pour autant ?
Le film ressemble furieusement à un pastiche de James Bond, Super Héro à lui tout seul. Jugez-en par les équipements très spéciaux préparés par Edna Mode, une sorte de « Q » féminin un tantinet mégalo comme nombre dartistes. Le tout sur un swing très jamesbondien accompagnant les folles aventures de nos sauveurs du monde. Et puis surtout Les Indestructibles est une parodie des films de genre à la gloire de Bat Man, Spider Man, Cat Woman ou encore Dare Devil.
Encore une fois les studios Pixar recrée un monde virtuel plus vrai que nature, montrant une maîtrise du cinéma danimation, et présageant aussi de succès à venir
Toute fois, au delà de lanimation et de la pantomine, le film se révèle être conventionnel et prévisible. Où est passé lhumour aussi toxique que les pets de Schrek, les allusions décapantes de Némo? Le film démarre poussivement avec une intrigue qui ma semblée bien mince et très vite, jai sombré dans un ennui soporifique
Néanmoins devant lunanimité de la critique, je mincline car film remporte un Super Succès !
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Il était une fois
voici les 4 mots merveilleux, formule magique pour accéder au royaume des fées. Ainsi commence le sublime film de Jean Cocteau réalisé en 1946, La Belle et la Bête.
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J'ai décidé de vous parler de ce chef d'uvre car La Cité de la Musique a eu une idée de génie. Elle l'a métamorphosé le temps de 3 séances seulement en film-opéra sous la baguette de Philip Glass. Les dialogues se sont transformés en réplique lyrique avec des chanteurs sous l'écran. C'était la première fois que j'assistais à un tel spectacle et la magie était à l'écran et dans la salle. La Cité de la Musique réitère l'expérience avec Nosferatu le vampire, l'uvre de Murnau. Pour info, les séances auront lieu le samedi 8 et le dimanche 9 février. Comme j'ai adoré revoir La Belle et la Bête, en voici un petit commentaire et j'espère que vous aurez envie de (re)découvrir ce très beau film !
Il était une fois un marchand ruiné. Il était père de 3 filles et d'un garçon. Un jour, le marchand dû partir pour affaire et demanda à ses filles ce qu'elles désiraient. Deux d'entre elles qui étaient frivoles et capricieuses demandèrent toutes sortes de présents tandis que la dernière qui étaient très douce, Belle, demanda une rose. Sur le chemin du retour, le père s'égare et pénètre dans une mystérieuse demeure
Ce film est magnifique. D'un point de vue plastique, Cocteau qui est à la fois peintre et écrivain participe pleinement à la création du film et en fait une uvre artisanale au sens noble du terme. Poète, il abolit les codes de la vraisemblance et offre à l'imaginaire toute crédibilité. Cocteau a le génie de reprendre la sémantique du rêve et de la magnifier en y ajoutant la poésie. Pour créer son monde, il reprend les composantes du conte et fait preuve d'une extraodinaire inventivité afin qu'il devienne pleinement féérique. Les objets sont des métaphores, les chandeliers sont tenus par des bras sortant directement des murs. La cheminée est animée et à chaque extrémité se trouve un visage. Chacun ressemble étrangement aux auto-portraits de Cocteau, figure immobile, regard fixe et pénétrant. Peut-être est-ce la volonté du réalisateur de jouer aux côtés de son ami Jean Marais car l'uvre recèle quelques allusions homosexuelles à en constater les statues à l'entrée du château. C'est pour le moins inhabituel de voir des sculptures style antique d'hommes nus dans un conte de fées ! Jean Cocteau fait l'éloge de la jeunesse et de la beauté en métamorphosant Belle, incarnée par Josette Day, en princesse. Il la dote de fantastiques robes et atours. Quant à Jean Marais qui porte un extraodinaire maquillage de monstre, il se métamorphose en sublime prince charmant !
Le film est également très riche en références. Comment ne pas penser aux mythes de Psyché et de Dracula qui ne font que reprendre celui d'Eros et Thanatos. Mais ici Cocteau offre à l'amour l'éternité et le film s'achève même sur une métaphore aussi mystérieuse qu'érotique puisque la Belle et son prince charmant s'envolent dans les airs
ce film ne va pas sans faire penser à Qui a assassiné le Père Noêl ?, tourné à la même période. Des cinéastes s'inspireront de l'uvre de Cocteau, Polanski par exemple. Dans Le Bal des Vampires sorti en 1972, l'intrigue se passe dans un angoissant château des Carpate, ressemblant à celui de la Bête. Nombre de réalisateurs se sont essayés aux contes de fées mais ne fait pas rêver qui veut. J'ai récemment vu une misérable adaptation de Cendrillon avec une Cendrillon made in America campée par Drew Barrymore, une marâtre échappée d'un quelconque Dallas interprétée par Angelica Houston
RDV le mois prochain pour frissonner de peur ?