
Il pensait surement emménager tranquillement dans une bourgeoise demeure avec son épouse Emma (Julie Depardieu) mais Marc a vite fait de constater qu'il se passe des choses étranges dans le coin, à commencer par la diffusion en pleine nuit de "Raspoutine", cette
musique de russes, sauf que c'est des blacks, de Boney M. Avec la maison, il a de toute évidence fait l'acquisition de fantômes fous, ou plutôt folles car tous ces excentriques ectoplasmes sont gays. Seul Marc semble souffrir de ces fantômes discos, bruyants, farceurs et acerbes, car visiblement seul lui peut les voir ... Et ce qui devait arriver arriva, pas même Emma ne le crut, le quittant ... dépités et regrettant d'être la cause de ses malheurs, nos joyeux fantômes n'auront de cesse que s'appliquer à rapprocher Emma de Marc.
Eric Lavaine signe une fiction complètement folle, malgré un démarrage pénible. Clovis Cornillac (Mensonges & Trahison, Brice de Nice) nous fait cadeau d'un cul d'enfer et de pectotaux divins. Bref, comme disait une dame d'un certain âge dans la salle : on peut dire qu'il est gaulé! Nos amis les fantômes fêtards (Lionel Abelanski, Philippe Duquesne, Jean-Michel Lahmi, Alain Fromager et Gilles Gaston-Dreyfus) sont épatants : roublards, capricieux, baroques, mais avant tout danseurs inconditionnels mais hélàs prisonniers de cette maison depuis 1979 ... Ce film à mi-chemin entre The Haunting de Wise, le Bal des Vampires de Polanski et le Poltergeist de Tobe Hooper, est une phallique reprise des films de fantôme, comme Austin Power a été une lubrique reprise de James Bond ...
Entre sosies homos de Michel Delpech, costumes de Cloclo, vous obtenez un film sympa, peuplé de personnages hauts en couleur et attachants.