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Mardi 10 octobre 2006

De temps à temps, le cinéma se fait étendard de nobles causes, de manière plus ou moins chevaleresques, et à la guerre comme à la guerre, tous les coups sont permis!   


THANK YOU FOR SMOKING (Jason Reitman - 2006)
 

Sur le mode de l'humour acide, Jason Reitman nous entraine dans les coulisses des lobbies américains via le représentant de l'industrie du tabac en la personne de Nick Naylor (Aaron Eckhart). Playboy ambitieux, flagorneur, sans scrupule, il défend l'indéfendable, inusablement de débats en talk-shows. Réthorique et aplomb sont ses armes, sans pour autant convaincre son ex-femme sur les bienfaits de son influence sur l'éducation de leur fils. La menace gronde, incarnée par la lubrique journaliste Heather Holloway (Katy Holmes) et le tenace sénateur Finistirre (William Macy) ...  Une satire incandescente qui sent bon le soufre.

                                                                                                                                                                                                                                                    

UNE VERITE QUI DERANGE (Davis Guggenheim - 2006)
Dans un genre différent, mais non sans une certaine ironie, l'ex-Vice Président américain Al Gore mène le combat contre le réchauffement climatique. Dans ce film/documentaire signé Davis Guggenheim, il s'est rendu au chevet de la planète Terre, moribonde.

Il s'agit là d'un cinéma que nous ne connaissons pas, le combat d'un homme et de surcroit un politique. Démagogie ou croisade? Prise de conscience remontant à ses études à Harvard, combat qu'il n'a cessé de mener en politique, Al Gore tire la sonnette d'alarme pour l'humanité. L'homme, par son action, a considérablement modifier les processus climatologiques, à commencer par la température. De cyclones ravageurs en sécheresses, de fonte des glaciers en inondation d'états, voilà ce qui nous attend dans les prochaines décennies. Apocalyptique vous me direz, résignés. Al Gore nous apprend qu'il est encore temps d'agir, que chacun peut contribuer à un renversement de situation. Ouf!

Convaincue depuis longtemps que notre pauvre Terre est bien mal en point, je suis plus que satisfaite qu'un tel film ait enfin vu le jour. Toutefois, la forme m'a quelque peu dérangée : Al Gore apparait comme le bon pasteur, voire une sorte de Messie où sa bonne parole a le monopole : pas d'interventions scientifiques, pas de lobbies verts ni de l'industrie, des schémas sans légende, des photos comparatives non renseignées ... surement un processus de vulgarisation qui rend son exposé accessible à tous, agrémenté de moyens de démonstration choc sans oublier d'éclabousser à l'occasion l'administration Bush.

Al Gore nous livre quelques gestes du quotidien dans le générique de fin (dommage) sur une belle chanson pétrie de bonne volonté (re-dommage). Ces conseils nous sont plutôt culturellement et techniquement étrangers mais pourquoi ne pas les méditer? A commencer par s'assurer que nos élus tiennent compte du développement durable dans leur politique car après tout, ils ne sont eux-même que des "énergies renouvelables".

http://www.criseclimatique.fr/

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Par LE HIRE - Publié dans : CINEMA
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Solène

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