Tout tout tout! Vous saurez tout sur le cinéma!
Critiques de films de cinéma, de concerts, de musique, de sorties, tous mes coups de coeur culturels.
Bonne visite!
Solène
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Solène
De temps à temps, le cinéma se fait étendard de nobles causes, de manière plus ou moins chevaleresques, et à la guerre comme à la guerre, tous les coups sont permis!
THANK YOU FOR SMOKING (Jason Reitman - 2006)
UNE VERITE QUI DERANGE (Davis Guggenheim - 2006)
Dans un genre différent, mais non sans une certaine ironie, l'ex-Vice Président américain Al Gore mène le combat contre le réchauffement climatique. Dans ce film/documentaire signé Davis Guggenheim, il s'est rendu au chevet de la planète Terre, moribonde.
Il s'agit là d'un cinéma que nous ne connaissons pas, le combat d'un homme et de surcroit un politique. Démagogie ou croisade? Prise de conscience remontant à ses études à Harvard, combat qu'il n'a cessé de mener en politique, Al Gore tire la sonnette d'alarme pour l'humanité. L'homme, par son action, a considérablement modifier les processus climatologiques, à commencer par la température. De cyclones ravageurs en sécheresses, de fonte des glaciers en inondation d'états, voilà ce qui nous attend dans les prochaines décennies. Apocalyptique vous me direz, résignés. Al Gore nous apprend qu'il est encore temps d'agir, que chacun peut contribuer à un renversement de situation. Ouf!
Convaincue depuis longtemps que notre pauvre Terre est bien mal en point, je suis plus que satisfaite qu'un tel film ait enfin vu le jour. Toutefois, la forme m'a quelque peu dérangée : Al Gore apparait comme le bon pasteur, voire une sorte de Messie où sa bonne parole a le monopole : pas d'interventions scientifiques, pas de lobbies verts ni de l'industrie, des schémas sans légende, des photos comparatives non renseignées ... surement un processus de vulgarisation qui rend son exposé accessible à tous, agrémenté de moyens de démonstration choc sans oublier d'éclabousser à l'occasion l'administration Bush.
Al Gore nous livre quelques gestes du quotidien dans le générique de fin (dommage) sur une belle chanson pétrie de bonne volonté (re-dommage). Ces conseils nous sont plutôt culturellement et techniquement étrangers mais pourquoi ne pas les méditer? A commencer par s'assurer que nos élus tiennent compte du développement durable dans leur politique car après tout, ils ne sont eux-même que des "énergies renouvelables".
http://www.criseclimatique.fr/
A VOIR
La chasse est ouverte ...
L'espoir d'un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le coeur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt (Cervantes)
Le jour où Pascal décède, son meilleur ami (Dominique Guillo) est là de tout coeur pour réconforter sa femme (Anne Richard). Son frère (Julien Cafaro) et sa soeur (Marie-Hélène Lentini) refont miraculeusement surface après treize ans d’absence. Bientôt l’afflication laisse place à la convoitise légalisée par le code de la famille. Pascal et Florence n’étaient pas mariés … Cette faille laisse entrevoir bien d’autres fractures. Sous l’oeil incrédule de la réparatrice de chaudière à l’esprit retors (Agnès Soral), héritiers de droit et créanciers fondent sur les restes de la vie conjugale tels des rapaces sur la charogne encore tiède. On spécule, on échange, on dépouille, on s’empare des biens. On vide l’appartement sous le nez de la veuve éplorée.
Alain Krief (Julie Lescaut, Avocats & Associés) signe une comédie sacrément vitriolée. A coup de répliques acérées, il dissèque les vices cachés de la vie de couple : l’héritage, le concubinage et les infidélités. L’humour se fait noir et on rit jaune.
Il fallait de machiavéliques comédiens pour cette tartuferie. A commencer par le séduisant et finassier Dominique Guillo (La Crim), ami de famille et pas moins vautour. Ce prévenant consolateur espère ne faire qu’une bouchée d’Anne Richard (Boulevard du Palais – tiens, une autre série policière) et de son patrimoine. Noyée dans un flot d’incompréhension et de grossièreté, la jeune et jolie veuve tente de garder la tête haute et hors de l’eau avant de la perdre avec la chauffagiste. Agnès Soral (Tchao Pantin) campe une ex-épouse reconvertie en chauffagiste, au caractère trempée et dispensant son bon sens à mesure qu’elle déglingue le chauffage. La pièce est allègrement emmenée par l’affreux duo Marie-Hélène Lentini (Phèdre, L’Amour Vraie) et Julien Cafaro. Ignoblement drolatiques. A la croisée des chemins entre la grenouille de bénitier, la vamp et Cruella, vous avez la soeur. Quant au frère interprété par Julien Cafaro (Panier de crabes, Marc et Sophie), il n’est guère plus reluisant, endossant le costume du “péquenaud” hargneux et toujours prêt à mordre. Enfin, Christelle Reboul (Le Mariage de Figaro, le Roi se meurt) incarne la pièce manquante de cette mascarade : la maitresse vulgaire mais sexy et fortunée … Pendant que les requins tournoient autour de la proie, que les fauves se partagent l’héritage, la victime offre un magistral volte-face … Coup de théatre!
Cette truculente comédie se joue au Théâtre Edgar rue de la Gaité dans le XIVème http://www.edgar.fr/pagetrg.htm
