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Bonne visite!
Solène
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« Night&Day » telle a été la vie du compositeur américain Cole Porter, portée à l’écran par Irwin Wrinkler. « De-Lovely » retrace la carrière de ce musicien de talent qui insuffla au monde une musique nouvelle et gaie. Bisexuel, amoureux des « nouvelles expériences », il était marié à Linda Porter (Aslhey Judd), sa muse tout en fricottant avec la gente masculine. Faste, exhubérance et mandanité : Portrait d’un jouisseur.
C’est un pari très ambitieux auquel s’attaque Irwin Winkler (On achève bien des chevaux, L’Etoffe des Héros), celui de retracer une vie, une carrière. Cole Porter … Il y a ceux pour qui ce nom évoque tout de suite plein de mélodies et puis ceux pour qui ça n’évoque qu’un nom, et encore (ou un nom commun colporteur). Sous la forme d’une comédie musicale, « De-Lovely » essaime ses plus grands succès tout le long de sa carrière de sa rencontre avec sa femme jusqu’à la morte de cette dernière.
C’est Kevin Kline (Un poisson nommé Wanda, Créatures Féroces) qui rend le film viable. Il interprète avec brio ce personnage brillant et haut en couleurs. Il lui offre les traits d’un personnage irrésistible au charme magnétique. Il interprète sans pudeur ni excès les amours homosexuels de son personnage. Et chante les plus grands succès de Cole Porter avec justesse, dans un style charmant et un peu suranné. Ashley Judd (Smoke) campe Linda Porter, sa femme et son inspiratrice, son amour éternel. J’ai néanmoins trouvé ce personnage un peu fade comparativement à sa place dans la vie du compositeur. Pour traverser le temps, les acteurs ont été grimés comme pour Little Big Man dans lequel

Alors qu'il vient juste de débarquer à l'aéroport JFK de New-York, Victor Navorsky (Tom Hanks) est appréhendé par la douane américaine. Son pays, la Krakosy connait un coup d'Etat, le voilà apatride ... et les Etats-Unis lui ferment ses portes
Avec son peu de bagages et son anglais hasardeux, il comprend qu'il va devoir s'installer dans ce terminal jusqu'à ce que la situation s'améliore. Locataire atypique, il intrigue tous ceux qui travaillent dans l'aéroport mais surtout devient la bête noire du commissaire des douanes (Stanley Tucci). Très vite, l'aéroport devient son habitation et il s'y accomode très bien, surtout quand il rencontre la plus jolie des hotesses de l'air (Catherine Zeta-Jones).
A quoi peut bien ressembler la vie dans un aéroport et pourra-t-il rentrer un jour chez lui?
L'histoire peut sembler improbable cependant Steven Spielberg (Duel, Les Dents de la Mer, Minority Report) s'inspire d'un fait réel; celui d'un homme vivant depuis un bail dans une zone de transit en France. Au delà de cette histoire aussi charmante qu'abracadabrante, Spielberg montre du doigt le renforcement des contrôles de sécurité. A l'instar de Land of Plenty (sortie prévue le 22 septembre) de Wim Wenders, il s'agit des conséquences du 11 septembre, la politique sécuritaire et la façon dont s'est perçu par les hommes. L'angle d'approche de Terminal est léger, cocasse voire même cynique alors que Land of Plenty prend l'allure d'un documentaire (à voir aussi).
Pour ce film, Spielberg réunit deux comédiens qu'il connait bien : Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones. Pour cette troisième collaboration (Il faut sauver le soldat Ryan et Attrape-moi si tu peux), il confie à Tom Hanks (Splash, Forrest Gump, LadyKillers) le rôle d'un apatride issu de l'Europe Centrale. Tout le long du film, notre Victor Navorsky s'exprime avec un inégalable accent de l'Est. Il faut donc voir impérativement voir le film en VO! Je serais tentée de dire que c'est un lointain cousin gumpien par sa simplicité et sa gentillesse! Quant à Catherine Zeta-Jones (Traffic, Chicago), elle retrouve Spielberg après leur collaboration sur Le Masque de Zorro. Pour l'occasion, elle revêt la tenue d'hôtesse de l'air et ne déroge en rien au mythe de l'hôtesse!
Lorsque le pianiste Paul Staïcu et le violoncelliste Laurent Cirade saffrontent, ils se livrent une vraie guerre musicale. Violon contre archet, un combat à armes égales.
Bombardement de notes, techniques dintimidation de ladversaire et coups bas : « Duel » allie la musique au talent et à lhumour. Musique car bien évidemment Bach, Prokofiev mais encore les Bee Gees sont de la partie. Talent car vous verrez que menottés, cagoulés, allongés ou dans lair, rien ne peu les arrêter. Et humour car comme vous laurez compris, le guindé a laissé sa place au burlesque. Comme quoi, les classiques ne sont pas toujours ronflants.
« Duel » est un spectacle conçu au millimètre près par deux virtuoses, mettant leur talent au service dune musique accessible à toutes les oreilles, sans jamais tomber dans le style populaire dun André Rieu.
A VOIR !
A voir donc au Vingtième Théâtre
7 rue des Plâtrières
75020 PARIS
Téléphone : 01 43 66 01 13
Location : 01 43 15 61 38
Metro : Ménilmontant ou Gambetta
http://www.noteprod.com/
