Tout tout tout! Vous saurez tout sur le cinéma!
Critiques de films de cinéma, de concerts, de musique, de sorties, tous mes coups de coeur culturels.
Bonne visite!
Solène
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Cette anné, la Fête de la Vache ne sera pas comme d’habitude dans ce trou paumé au milieu de nulle part.James Bataille (Jason Flemyng), le fiancé de Concia (Vanessa Paradis) l’apprentie chanteuse et fille du taulier Bosco (Jean-Pierre Marielle), est de retour pour rejoindre sa belle. Monsieur Chiasse (Benoit Poelvoorde), impresario libidineux patenté, déboule dans le bled et entreprend de sauter Concia.Enfin de très méchants extraterrestres s’invitent à la fête …Les frères Poiraud, issus de la pub et du graphisme, signent un premier film complètement loufedingue. Atomik Circus est d’emblé déjanté par la manipulation de nos repères spatio-temporels : l’espace intergalactique puis un bled perdu dans ce qui pourrait être la Guyane, des ploucs dont l’existence est rythmée par la Fête de la Vache etc. A cela, rajoutez un comique de situation mêlé d’absurde et d’un pointe de vitriole ! Les cinéphiles retrouveront des emprunts aux classiques du cinéma : 2001 l’Odyssée de l’Espace, La Planète des Singes, Psycho, Zombie, Mars Attack … Et oui, même le gore officie ! Ces différents univers font de ce film une œuvre étonnante, gonflée et zarbie.Atomik Circus est une célébration de Vanessa Paradis, la belle Concia, blablabla. Oui, madame Depp est charmante mais l’entendre parler peut relever d’un enfer (enfin, pour moi). En revanche je me suis délectée de Benoit Poelvoorde, teigneux à souhait et dans la droite lignée des Monsieur Manhattan. Son rôle s’accorde parfaitement avec l’autre hargneux du film, l’inégalable Jean-Pierre Marielle, peau de vache avec les gens et tellement papa-poule avec sa fille. Mais la vedette du film demeure incontestablement le petit chien qui chante : Youuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh …!La musique, quant à elle, est signée des Little Rabbits (Grand Public Yeah).Ce film est annoncé comme étant « culte », je dirais qu’il s’agit d’un film « curieux »… J’ai trouvé ça plutôt sympa bien que pas renversant!
1985, dans un camp de réfugiens éthiopiens, une mère perd son enfant. Au même instant, une autre veut sauver le sien.
Profitant de « l’Opération Moïse », ellefait passer son petit garçon pour l’enfant décédé de confession juive.En effet, Israël a décidé de rapatrier les descendants du roi Salomonet de la Reine de Sabbah. Ainsi le petit Itaï, chrétien, gagne la TerrePromise avec une nouvelle maman et sera désormais Schlomo. Car il est hors de question de conserver son ancienne identité sous peine d’être expulsé.
Commence pour lui une nouvelle existence au sein d’une famille française sépharade à Tel-Aviv.
Vivant dans le mensonge, profondément déraciné, il s’empresse d’acquérir les connaissances hébraïques pour ne pas se trahir. Des partisans orthodoxes entendent mal cette vague d’émigration éthiopienne prétextant l’opportunistes de non-juifs … Néanmoins entouré de l’amour de sa troisième mère (Yael Abecassis), Schlomo parvient à s’intégrer parfaitement dans la société israélienne, devenant par la même un juif accompli. Mais toujours dans le silence du mensonge … et tiraillé aussi par sa véritable identité.
Radu Mihaileanu (Train de Vie, Trahir) signe un film magnifique sur un épisode du 20ème siècle inconnu : cet exode massif de milliers de juifs éthiopiens en Terre Sainte. Et ce sujet est toujours d’actualité puisque les Etats-Unis on récemment accueilli des réfugiés Rwandais (me semble-t-il). Par ailleurs, ce film pose la question de l’Etat : sur quoi est-il fondé ? La religion peut-elle être le facteur déterminent ? Car Schlomo, tout comme les autres réfugiés se trouve confronté à un racisme ambiant, l'impératif d'un identité religieuse fragilisant de facto l’intégration.
Malgré quelques clichés, Mihaileanu ne sombre pas dans un tout maccartisme religieux obsessionnel. Subtile, la réalisation distille humour, tendresse et émotion tout le long de la vie de Schlomo. Depuis son adoption aux retrouvailles avec sa vraie mère, la vie de cet enfant nous passionne et nous bouleverse.
Rendons hommage aux acteurs qui ont fait de Va, vis et deviens non pas un mélo mais un film fort, créant l’empathie. Honneur donc à Moshe Agazai, le petit Schlomo qui en plus d’être archi-crédible est archi-adorable. J’ai été bluffé par ce petit garçon qui joue les scènes comme s’il les vivait, avec cette spontanéité à faire pâlir bien des comédiens. Carrière à suivre … (j’espère). Face à ce petit garçon à qui la vie en fait voir de toutes les couleurs, il y a sa troisième maman campée par Yael Abecassis (Kadosh, Danse à 3 pas). Comment ne pas fondre pour cette mère si belle, si gentille, compréhensive, délicate, douce, patiente? Car Yael Abecassis est sublime dans ce rôle de mère, quasi-parfaite comme une icône de la Sainte-Vierge …
Film à voir +++
Réveil difficile pour Adam (Leigh Whannell) qui émerge dune baignoire. Où est-il, pourquoi est-il retenu prisonnier à cette chaîne, qui est lautre homme lui-même attaché au fond de la pièce ? Face à lui, le docteur Gordon (Cary Elwes) fait le rapprochement entre leur situation et des précédents meurtres. Pour sen sortir, chacun devra tuer lautre au prix de mutilations et de souffrance.

James Wan (Saw est son premier long-métrage) signe un thriller machiavélique où sang et sang-froid se mêlent.
Manipulation, voyeurisme, sadisme, vices, terreur. Lumière artificielle, ambiance sordide : 10 ans après le Seven de David Fincher, Saw en est le digne rejeton. A ceci près que laction est menée essentiellement de lintérieur car les deux protagonistes ne cherchent quà sauver leur peau. Saw est mené à tambour battant, alternant entre flash-back explicatifs, actions avec toujours lespoir violent de rester en vie. A noter les clins dil à luvre dAlfred Hitchcock
Le film doit beaucoup à la photographie et à la réalisation mais aussi au jeu impeccable des acteurs. Le face à face mortel oppose le brillant docteur Gordon au réservé Adam dans un esprit de télé-réalité où lunion fait la force et la désunion assure la survie. Cary Elwes (X-Files, Hot Shots) campe un médecin traqué par la police qui le soupçonne davoir commis les précédents crimes. Je lai trouvé demblé inquiétant avec son regard bleu ourlé de cernes. Voici un personnage dont le caractère évolue à mesure que lintrigue se resserre et dont on peut craindre quà tout moment son intelligence ne cède la place à la folie meutrière. Face à lui, Leigh Whannell (The Matrix Reloaded) incarne un pauvre photographe de filature sans réel but dans la vie. A ce jeu mortel, son apathie lui permet de garder la tête froide. A mon avis, cest un jeune comédien dont on reparlera très bientôt. Enfin, voici le flic interprété par Danny Glover (Witness, lArme Fatale). Chasseur solitaire et vengeur, il rappelle étrangement Morgan Freeman dans Seven
Je vous recommande vivement Saw car à mon sens cest un très bon thriller !

All you need is love ... love is all around
Pour Noël, l'Angleterre nous offre un joli présent grâce à ce film signé Richard Curtis (Quatre mariages un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill, Le journal de Bridget Jones).
Il faut croire que Cupidon a décidé de faire des ravages en cette veille de Noël. N'épargnant personne, il harponne le coeur du Premier Ministre. Il ensorcèle un écrivain. Il ravive la flamme d'un veuf etc .... l'amour est au rendez-vous et c'est tant mieux!
Le film met un peu de temps à démarrer, l'intrigue est un peu mince mais on en ressort le coeur tout léger! A croire que Cupidon ait bandé son arc pendant le film ...
Love actually est bien une comédie romantique mais ça n'a pas le goût de la guimauve made in the US. Ce film is so british, humour décalé, dialogues cocasses, personnages attachants .... le tout dans une atmosphère très warmful and friendly! c'est un vrai Christmas Pudding accompagné d'acteurs comme Hugh Grant, Emma Thompson, Colin Firth; et la cerise sur le gâteau, messieurs, c'est l'apparition de .... shut!!!
Un baiser !
Mais pas sur la bouche ! Le ton est donné pour cette nouvelle comédie signée Alain Resnais.
Que faire lorsque son époux américain débarque et que tout le monde ignore cette union, y compris l'actuel mari ? C'est à cette situation que Gilberte Valandray (Sabine Azema) doit faire face quand Eric Thompson (Lambert Wilson), l'homme qu'elle avait épousé lors d'un séjour aux Etats-Unis mais dont l'union n'avait pas été légalisée par le Consul de France, vient dîner. Aidée de sa sur, Arlette Poumaillac (Isabelle Nanty), Gilberte doit cacher la vérité à son époux (Pierre Arditi) qui pense avoir été le " premier " et qui, à ce sujet, a toute une théorie L'affaire se complique avec les prétendants qu'Arlette va utiliser sans pour autant leur accorder ses faveurs. Commence alors un vrai vaudeville !
Alain Resnais renoue avec le film chanté, 6 après " On connaît la chanson ", surement l'un de mes films préférés. " Pas sur la bouche " est l'adaptation de l'opérette du même nom dâtant de 1925.
On retrouve dans cette distribution prestigieuse le couple Azema-Arditi (vu également dans " Mélo "), Lambert Wilson mais aussi des rescapées issues d' " Amélie Poulain " en la présence de mesdemoielles Audrey Tautou et Isabelle Nanty. Sans oublier Daniel Prevost, Jalil Lesper et Darry Cowl (super bignole). Pierre Arditi et Sabine Azema forment toujours un couple soudé. Lui, aveuglément confiant et très amoureux. Elle, aussi amoureuse, est une femme du monde qui collectionne les prétendants et les robes. Quant à Lambert Wilson, il s'exprime dans un français parfois approximatif avec un très fort accent américain, plus vrai que nature. A noter qu'Audrey Tautou nous épargne ses illades de bambi amouraché et c'est tant mieux !
Le film met un peu de temps à démarrer mais rapidement on se laisser charmer par sa gaité. Tout comme " On connaît la chanson ", ce film respire le bonheur et la jeunesse. Par ailleurs, il s'agit d'un film avec une réelle esthétique tant par la décoration (vous allez enfin découvrir ce qu'est une garçonnière) que par les costumes, années folles. Sabine Azéma et Audrey Tautou arborent de très belles robes que je porterais très volontiers !
Même si j'ai préféré " On connaît la chanson ", je vous recommande " Pas sur la bouche " car c'est un film charmant et tout à fait pétillant !
PS : Au fait, pour savoir pourquoi " Pas sur la bouche ", il faut voir le film !
