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Critiques de films de cinéma, de concerts, de musique, de sorties, tous mes coups de coeur culturels.

Bonne visite!
Solène

Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 21:50
Ted Bundy, Jeffrey Dahmer, Henry Lee Lucas, Albert Fish, L'Etrangleur de Boston ... voilà autant de séries criminelles résolues tandis que certains crimes en sont restés au stade de macabres éngimes, à l'instar de Zodiac, fait réel qui a in spiré le dernier David Fincher.

Dans les années 60 et 70, l'Amérique est secouée par de violentes affaires criminelles dont la sanglante escapade de Ted Bundy. En même temps un mystérieux tueur sévit, son mode opératoire n'est jamais le même mais il a la particularité de revendiquer ses actes, et ce de manières plus ou moins cryptée.
Fincher raconte l'enquête, l'angloisse de la population américaine, l'engouement pour cette affaire, les difficultés administratives et territoriales ... la police et la presse s'empare de l'affaire, manipulée l'une et autre pendant une dizaine d'années.
Malgré des longueurs (2h30 tout de même!), j'ai apprécié ce film que j'ai trouvé bien ficelé et bien servi.
Par Solène LE HIRE - Publié dans : CINEMA
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Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 11:03
OMD, le retour et au grand complet!
Le temps d'une tournée à travers l'Europe sous l'étendard "Architecture & Morality", Orchestral Manoeuvres in the Dark revient, pour notre plus grand plaisir. Pour mon plus grand bonheur.
Après quelques vieux morceaux assez conceptuels (dont l'éponyme A&M) du tout début de leur carrière, le groupe a enchainé ses tubes comme on enclanche un juke-box : Message, Tesla Girls, Souvenirs, Pandora's Box, Enola Gay ... telle une boite à musique, pour nous offrir des chansons enjouées et sucrées comme des patisseries, c'est bon pour le moral!
A suivre car il se pourrait bien qu'OMD se reforme, et ce pour mon plus grand bonheur!


A huge thanx for this very fantastic performance!



Par Solène LE HIRE - Publié dans : MUSIQUE
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 17:49
APRES AVOIR DIT "NON NON NON" À LA FRANCE PENDANT UNE TRENTAINE D'ANNÉES, MICHEL POLNAREFF REVIENT AVEC UNE SÉRIE DE CONCERTS.

Nous sommes le Samedi 3 Mars, et Bercy est rempli. La paire de lunettes blanches est à l'honneur, un exemplaire géant dominant la scène.
La foule attend, quelques lunettes sont rivées vers l'écran, attendant le début du spectacle. Moi-même, accoudée à la balustrade j'attends, songeuse et intriguée. Après tant d'années d'absence, d'essais de spectacles avortées en caprices, va-t-il vraiment monter sur scène? La veille, c'était la première mais va-t-il vouloir revenir??
Soudain, une silhouette familière se projette en ombre chinoise sur l'écran. Elle chausse ses lunettes, Polnareff est bien de retour.
Crinère frisée péroxydée, vêtu d'un pantalon noir moulant, d'un gilet noir sur d'une chemise blanche, l'homme annonce la couleur en déclarant "Je suis un homme" (ouf, me voilà rassurée car son éternel accoutrement pourrait laisser planer le doute).
Très rapidement, je réalise que ça en jette. La scène est disposée en arc de cercle, avec divers musiciens jouant sur des instruments rutilants. L'acier de la batterie scintille sous les néons façon Time Square. Le son est puissant et parfait. Je constate alors que Polnareff s'est entouré de musiciens américains et australiens parfaitement rodés aux énormes shows. Il en est de même pour les choristes afro-américaines qui feraient pâlir d'envie plus d'une Beyoncé ... Alors, quand Polnareff s'installe à son piano pour entamer ses classiques, ça déménage.
A l'aise, joueur, visiblement content d'être là, il se fait plaisir et nous fait plaisir. Sa voix a conservé sa justesse et tout sa légèreté, son talent est spectacluaire.
Un concert à l'américaine pour un chanteur pourtant bien français. Voici un retour sous forme de provocation?
Par Solène LE HIRE - Publié dans : MUSIQUE
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 19:16
Jean-Baptiste Grenouille, galopin né et abandonné parmi les détritus du XVIIIème Siècle, dans un Paris sordide où misère et puanteur font bon ménage. Sauvé de justesse d'une mort certaine, Jean-Baptiste a un don de naissance, un odorat sensationnel, un nez qu'il affutera de son orphelinat misérable, à l'immonde tannerie jusqu'à l'échoppe de Guiseppe Baldini, célèbre parfumeur passé de mode. Ce don lui permet de reconstituer des parfums, d'améliorer des essences, et de refaire la fortune de son maitre.
Mais au délà de la connaissance, de la fabrication, Grenouille veut apprendre à conserver les odeurs. Surtout celles de jeunes-filles ... débute la quête de fragances, d'un assassin démuni de toute humanité et de raison. Un meurtrier au caractère autiste.
Tom Tykwer (Cours Lola, cours) s'attaque à un succès de librairie vendu à des milliers d'exemplaires. L'enjeu d'une telle adaptation peut confirmer ou démolir une carrière. Pitoff lui-même, au cours d'une interview au sujet de Vidocq (été 2003) semblait sceptique quant à ce type d'exercice qu'il jugeait assez périlleux. Le film suit bien l'ouvrage, rendant compte de l'aspect davantage sensoriel que psychologique car notre Grenouille n'est guère bavarde ...
C'est à Ben Whishaw (Layer Cake) qu'incombe le nez du meurtrier qu'il campe dans la nuance : passionnel et renfermé, délicat et dangereux, discrêt et dominateur. Prédateur affamé d'odeurs, il sème les cadavres partout sur son chemin, de Paris à Grasse; rien n'arrête cet homme déterminé à atteindre la perfection, et le contrôle des hommes qui en découle. Cet acteur, quasi-muet et jamais souriant, campe efficacement ce Jean-Baptiste Grenouille. Un détail : je lui ai trouvé beaucoup de charme alors que, si mes souvenirs sont bons, il était supposé être laid. Mais puisque nous en sommes à parler de laideur et donc de beauté, coup de projecteur sur une ravissante jeune actrice, Rachel Hurd-Wood (Peter Pan). Personnage pivot mais mais en pointillé je tenais juste à souligner la présence de cette toute jeune comédienne de 16 ans qui insuffle grace, beauté et beaucoup de fraicheur, contrastant avec l'obscurité et la noirceur du film
A noter Dustin Hoffman en un Baldini grandiloquent et Alan Rockman en un dévoué père, Antoine Richis.
Malgré la longueur, près de 2H30, des longueurs, trop d'ellipses à mon sens amenant à des scènes stupéfiantes (comment Grenouille peut-il lire des étiquettes alors qu'il sort à peine d'un orphelinat crève-la-faim, et qu'il parle depuis peu?), le film est un assez bon thriller basé sur l'accélération, entre effroi et découverte. Un film qui marque.
Par Solène LE HIRE - Publié dans : CINEMA
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /Oct /2006 23:37
Il pensait surement emménager tranquillement dans une bourgeoise demeure avec son épouse Emma (Julie Depardieu) mais Marc a vite fait de constater qu'il se passe des choses étranges dans le coin, à commencer par la diffusion en pleine nuit de "Raspoutine", cette musique de russes, sauf que c'est des blacks, de Boney M. Avec la maison, il a de toute évidence fait l'acquisition de fantômes fous, ou plutôt folles car tous ces excentriques ectoplasmes sont gays. Seul Marc semble souffrir de ces fantômes discos, bruyants, farceurs et acerbes, car visiblement seul lui peut les voir ... Et ce qui devait arriver arriva, pas même Emma ne le crut, le quittant ... dépités et regrettant d'être la cause de ses malheurs, nos joyeux fantômes n'auront de cesse que s'appliquer à rapprocher Emma de Marc.

Eric Lavaine signe une fiction complètement folle, malgré un démarrage pénible. Clovis Cornillac (Mensonges & Trahison, Brice de Nice) nous fait cadeau d'un cul d'enfer et de pectotaux divins. Bref, comme disait une dame d'un certain âge dans la salle : on peut dire qu'il est gaulé! Nos amis les fantômes fêtards (Lionel Abelanski, Philippe Duquesne, Jean-Michel Lahmi, Alain Fromager et Gilles Gaston-Dreyfus) sont épatants : roublards, capricieux, baroques, mais avant tout danseurs inconditionnels mais hélàs prisonniers de cette maison depuis 1979 ... Ce film à mi-chemin entre The Haunting de Wise, le Bal des Vampires de Polanski et le Poltergeist de Tobe Hooper, est une phallique reprise des films de fantôme, comme Austin Power a été une lubrique reprise de James Bond ...
Entre sosies homos de Michel Delpech, costumes de Cloclo, vous obtenez un film sympa, peuplé de personnages hauts en couleur et attachants.
Par Solène LE HIRE - Publié dans : CINEMA
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